Rapport annuel 2013

Interview

Contexte financier 2009-2013

  • 2008 : la crise économique et financière internationale éclate.
  • 2009 : le Gouvernement wallon revoit nos subventions à la baisse ; la croissance zéro remplace la règle "inflation +1%" inscrite au contrat de gestion.
  • 2009-2012 : les déficits restent gérables et nous permettent de conserver intacts l'offre, l'outil et l'emploi.
  • 2013 : au terme des travaux budgétaires, les déficits estimés pour l'année en cours et celle à venir sont trop importants. Le 15 avril, nous lançons un plan d'économies. La situation semble d'autant plus paradoxale que notre clientèle et notre chiffre d'affaires ne cessent de croître depuis 2000. Mais la vente des abonnements, cartes et tickets ne couvre qu'un quart de nos frais de fonctionnement tandis que la subvention, trois quarts.

Comment qualifier 2013 ?

Philippe Libiez – C'était une année de rééquilibrage. Entre 2009 et 2012, nos subventions ont été réduites et l'écart entre nos ressources financières et nos frais de fonctionnement s'est creusé. En 2013, nous avons ainsi été contraints de lancer un plan d'économies de 1,4 million d'euros et de revoir l'offre le dimanche, et parfois le samedi, sur les lignes les moins fréquentées de notre réseau.

Arthur Gosée – Réduire l'offre est toujours une décision difficile mais nous n'avions pas le choix. L'exercice 2012 s'était clôturé par un déficit acceptable. Par contre, les pertes estimées pour 2013 et 2014 étaient trop élevées et susceptibles de mettre l'entreprise en difficulté financière.

Rémy Prévot – 2013 a en effet été une année de rééquilibrage mais aussi de transition. Après trois ans de difficultés, apparaît une lueur d'espoir : la signature du nouveau contrat de service public. Mais pour que les engagements pris puissent être tenus, il faut absolument que la situation économique et financière de la Région wallonne reste stable.

Plan d'économies

  • 1,4 million € d'économies à réaliser en 2013.
  • 217 000 € sont dégagés après analyse des budgets des départements administratif, technique et Exploitation ainsi que du service Communication. Mais cela ne suffit pas.
  • Sur les 35 lignes les moins fréquentées de notre réseau, l'offre est revue : dès le 15 avril, la desserte est diminuée ou supprimée, le dimanche et parfois le samedi.
  • +270 789,77 €, c'est le résultat de l'exercice pour 2013. L'équilibre est donc de retour.

Que retenez-vous de 2013 ?

Rémy Prévot – L'absence de conflit social important, malgré une situation compliquée due au plan d'économies. Les réunions de terrain se sont succédées pour traduire les mesures programmées dans l'organisation du travail, notamment adapter la répartition des dimanches restants entre les conducteurs. Tout le monde a fait preuve de responsabilité et d'esprit constructif.

Philippe Libiez – Et les difficultés financières ne nous ont pas empêchés d'investir pour l'avenir : réalisation de sites propres à Mons et à La Louvière, commande de 45 autobus dernière génération, ouverture de la nouvelle Maison de la Mobilité à Tournai, préparatifs pour le lancement de la télébillettique, etc. Les projets ont été nombreux ! Nous avons par ailleurs débloqué le dossier du dépôt de Houdeng et ainsi ouvert la porte à une deuxième phase de travaux.

Arthur Gosée – Ces investissements sont d'autant plus nécessaires que notre clientèle ne cesse d'augmenter. Plus de 41 millions de trajets ont été effectués sur nos lignes en 2013. C'est 1% de plus qu'en 2012 mais c'est surtout 101% de plus par rapport à 2000. En moins de 15 ans, notre clientèle a doublé. Poursuivre les investissements de modernisation et d'augmentation de nos capacités d'offre reste une des clés essentielles de la préparation de l'avenir de notre entreprise et du Groupe TEC en général.

Augmentation de la clientèle

  • En 2013, nos clients ont effectué 41,2 millions de trajets, contre 20,4 millions en 2000. En moins de 15 ans, la fréquentation a doublé.
  • Le chiffre d'affaires a lui atteint 16 798 622 € l'année dernière et a donc augmenté de 53,6 % par rapport à 2000.

2014 a donc démarré sur de nouvelles bases, plus saines et plus solides.

Arthur Gosée – Certainement. Nos comptes sont à nouveau à l'équilibre et il y a quelques mois, nous avons signé le contrat de service public 2013-2017. En fixant les moyens qui nous seront alloués durant les quatre prochaines années, il nous donne une visibilité à moyen terme. Cela nous permet ainsi de préparer notre plan d'entreprise sur des bases plus solides.

Rémy Prévot – Il conforte les grands projets du Groupe TEC, notamment TEC It Easy, mais aussi nos propres projets : les travaux d'aménagement des gares de La Louvière, Mons, Tournai et Mouscron, le redéploiement des circuits du Mons Intra Muros et du Tournai City, la mise en œuvre de la convention signée avec les associations de défense des personnes à mobilité réduite et l'évolution d'un gros dossier de fond sur la qualité du service offert à la clientèle. Et puis Mons 2015 bien sûr ! Cent manifestations sont programmées, deux millions de visiteurs attendus ; nous devons penser la mobilité de 2015, avec la Ville et les organisateurs.

Philippe Libiez – Avec le client au coeur de nos réflexions et de nos actions, nous mènerons de front tous ces projets grâce à l'implication et au professionnalisme des 750 collaborateurs de TEC Hainaut, qui font progresser notre entreprise chaque jour un peu plus.

Contrat de service public

Le 18 novembre 2013, le Groupe TEC a signé le contrat de service public 2013-2017 avec le Gouvernement wallon. Celui-ci définit notre mission, les moyens financiers octroyés pour y parvenir et les objectifs à atteindre. Il donne également un cadre pour cinq ans et donc la possibilité de planifier des investissements, de faire des choix de développement, etc. Autrement dit, nous pouvons penser notre avenir à moyen terme, ce qui était impossible entre 2010 et 2013. La négociation du contrat de gestion a en effet été gelée pendant trois ans dans le contexte de crise économique internationale.

Plan d’entreprise

Au niveau opérationnel, le contrat de service public est traduit en un plan d'entreprise. Il s'agit d'une feuille de route, d'un document stratégique dans lequel nous détaillons nos objectifs et les actions que nous allons mener. Conformément aux engagements pris avec la Région, la SRWT a finalisé le plan du Groupe TEC. Au moment de boucler ce rapport annuel, TEC Hainaut décline le sien en y intégrant ses objectifs propres.

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